Pluridisciplinaire

Le chant d'une île | Film et concert

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Lucibela sera en concert au Cinéma CityClub à Pully le 19 janvier 2019. Le concert sera précédé du film Le chant d’une île de Joaquim Pinto et Nuno Leonel.

Le Cinéma CityClub emprunte le titre de cette soirée au très beau et poétique documentaire de Joaquim Pinto et Nuno Leonel, tourné dans un village des Açores et projeté en première partie du concert de Lucibela, superbe chanteuse capverdienne qui n’est autre que la petite protégée de Cesaria Evora, aujourd’hui devenue grande. Tout est dit!

21h00: Lucibela
C’est un sourire. Un vent de fraîcheur qui fait frémir les fleurs de bougainvilliers et la crête des vagues. Lucibela, jeune Capverdienne, est née en 1986 à São Nicolau, l’une des îles du Barlavento – les îles «aux vents» du nord de l’archipel sahélien. Elle vient de publier son premier album, Laço umbilical, le lien premier entre la créature et sa terre. En treize titres, Lucibela-la-voix-d’or, fait le tour des questions : être une femme, être Cap-Verdienne, vivre loin, aimer charnellement et avec grâce. Le miracle Lucibela tient dans sa capacité à explorer les graves à la façon des grandes sambistas brésiliennes et à y ajouter un vibrato en forme de frisson. Lucibela dégage une intensité intrigante, tirant des bords entre le sentiment pur, l’audace du jeu, et l’opposition volontaire. C’est une joie de l’accueillir au CityClub, dans une formation en trio.

Précédé à 19h00 du film Le chant d’une île de Joaquim Pinto et Nuno Leonel
(Documentaire, Portugal, 2015, 1h43, v.o. s-t fr., 16/16)
À l’échelle planétaire, la pêche industrielle épuise les océans. Rabo de Peixe, petit village des Açores où la pêche artisanale a longtemps constitué la principale activité économique, est en difficulté. Pedro, jeune patron de pêche, doit faire face aux périls inhérents à la vie des travailleurs de la mer. Ce film, tourné entre 1999 et 2001, raconte sa détermination, et celle de son équipage, à rester libres. «Dans ce documentaire libre et généreux, les cinéastes vont jusqu’à laisser les pêcheurs se filmer eux-mêmes. Séduits par la vie là-bas, ils y resteront deux années. Le spectateur aussi aura du mal à le quitter» (Première).


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